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Affichage des articles du 2013

La petite fille et son grand-père

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Une rivière, un parc, une balançoire, une petite fille. Des bouclettes blondes, une robe bleue, propre, des souliers d’argent, petit, qui brillent. Un vieillard assis sur un banc, vêtu d’une vieille redingote, d’un chapeau haut de forme. Un monocle à l’œil gauche. Le visage tourné vers la petite fille, un faible sourire aux lèvres. Une brise caresse sa peau parcheminée, s’éloigne vers la fillette, soulève sa robe, puis se faufile entre les feuilles orangées des chênes centenaires qui bordent le parc.
« Papi, papi, viens te balancer !  » La petite fille élance ses jambes de plus en plus pour monter toujours plus haut. « Viens, papi, viens voler avec moi dans le ciel !
‒ Non, Marsina, je suis trop vieux. Va, amuse-toi sans moi…

Pour qui et pour quoi mourrais-je ?

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Pour qui mourrais-je?
Pour mes enfants, sans hésiter. Ils sont la chair de ma chair, le sang de mon sang (expression usée à la corde [vous êtes en présence d'un cliché dans un cliché]).
La mort. Si j'en cherche la définition dans certains dictionnaires, je trouve ceci :
Dans le Grand Robert numérique 1— Cessation de la vie, considérée comme un phénomène inhérent à la vie humaine et animale. 2— Arrêt complet et irréversible des fonctions vitales (d'un organisme, d'une cellule) entraînant sa destruction progressive.
Dans l'Atidote HD 1— Fin de la vie.     BIOLOGIE —  Arrêt complet du fonctionnement de l'organisme 2— État d'une personne qui est morte, souvent personnifiée. 3— Disparition de quelque chose.
La mort est la fin de quelque chose, mais le début d'une autre. 

Des pattes de velours, pleines d'amour...

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Assise dans son lit, une dame au regard sombre tend le bras vers une petite fille qui l’observe attentivement. – Florence, murmure-t-elle d’une voix fatiguée, assieds-toi près de moi, viens… La fillette saute sur les draps. La dame caresse son bras, une lueur de lune s’échappant de ses yeux. – Est-ce que tu veux bien me raconter ton histoire ? Celle des mamans.  Florence lui sourit et s’installe en indien. Prête, elle redresse le menton puis se met à raconter :

La mission d'Anajikaëlle

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Une lourdeur lancinante l'accablait depuis des jours, ainsi que des spasmes dorsaux très douloureux. Se lever de son lit était devenu un effort physique digne d'un marathon de 30 carass dans les hautes montagnes enneigées de Jinimir. Bon sang ! Allait-elle s'en sortir un jour ? Anajikaëlle, déesse de l'empire Zoä, n'en pouvait plus de vivre ainsi, constamment épuisée. Elle soupçonnait les mages de lui avoir jeté un sort, un mauvais sort ! Ces êtres invisibles vivant dans le monde de vibrations 2xtu7, un monde parallèle au sien... Ce ne pouvait qu'être eux ! Peut-être avaient-ils peur qu'elle réussisse ? 


Écrire n’importe quoi, n’importe comment, pendant 15 minutes.

Voici le résultat d'un exercice d'écriture (suggéré par Élisabeth Vonarburg dans son livre Comment écrire des histoires). J'ai fait cet exercice chez Mazda Pépin à Trois-Rivières, en entendant que ma voiture soit réparée. 
Je me suis lâchée, sans aucune retenue ! 
Quel bienfait !  
Blablabla... Voilà la fin... des mots qui volent dans l’eau et qui plongent dans le ciel. Je monte et tu descends. Je dis n’importe quoi, loi, moi, la frime, bine, fine… Bref, c’est la folie des lits en forme de lis. Bravo Annie, tu écris rien, mais tout à la fois. Du blanc et du noir, et parfois du gris, à midi, sous le lit de Nathalie qui a fait pipi dans son « pipipipi… jama» ! Pauvre choupi, la pie, des souris. C’est dire que je suis dingue de lui, dans le tapis, les folies, l’amie de mon mari se tape des ris de veau tous les midis avec Julie, celle qui nie son idylle avec lui. Lui, le grand ! Le fort ! Le taré des hommes du Nord, des femmes du Sud, de la longue route débridée dans l’âme du plu…

La fatigue... (version 1)

Elle est là,douceamie, qui me tend un bras pour me dire : « Repose-toi, repose-toi... »  Oui, c'est bien mon amie, elle fait partie de ma vie depuis que j'ai épuisé toute mon énergie. Maintenant, je chemine avec elle, j'essaie de comprendre ses mots.  Sa voix, assez crue pour la têtue que je suis, c'est du rentre-dedans : mal de tête, jambes lourdes, maux de dos, abattement...  

La rivière

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Elle marchait près de la rivière.  D'un pas lent, très lent.  Elle avait l'impression que ses jambes étaient remplies de roches, de fer, d'acier...  Alors que dans sa tête, elle avait du mal à ralentir le flot de ses pensées, se déroulant à une vitesse folle. L'une après l'autre, celles-ci captivaient son attention, le temps de quelques secondes, puis disparaissaient. Quand ce flot de pensées la submergeait ainsi, c'était signe que son énergie créative s'accumulait dans son réservoir personnel, qu'il était plus que temps qu'elle sorte papier et crayon et qu'elle se mette à écrire. C'était comme ça, tout le temps. Chaque fois qu'elle contrôlait un peu trop longtemps son énergie, des comportements pathologiques se manifestaient. Outre ses pensées qui s'activaient tout bord tout côté, il y avait cette perte du goût de vivre... Dès qu'elle arrêtait de croire en elle, de croire en cette puissance créatrice qui l'habitait depuis l'…